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Un début d’année instable pour les jardins et les arbres du Périgord Vert

L’année commence à peine que l’hiver donne déjà l’impression de ne plus vraiment suivre son cours habituel. Après un épisode de froid marqué autour du Nouvel An — avec des gelées bien présentes au petit matin — la météo du Périgord Vert a brusquement changé de visage. La pluie s’est installée, régulière, parfois soutenue, et depuis quelques jours les températures remontent jusqu’à 15 °C. Pour la mi-janvier, cette douceur a de quoi surprendre.

Dans les jardins et les bois autour de Thiviers et des communes voisines, ce type de succession n’est jamais anodin. Les arbres ne réagissent pas uniquement aux températures, mais au rythme des saisons. Quand le froid s’installe puis disparaît trop rapidement, la phase de repos hivernal est perturbée. La sève peut commencer à circuler prématurément, les bourgeons gonflent légèrement, et les tissus deviennent plus fragiles si un nouvel épisode de gel survient — ce qui reste très probable en Dordogne.

Les pluies répétées de ces dernières semaines viennent accentuer ce phénomène. Les sols sont aujourd’hui lourds et saturés en eau. Sur les terrains argileux ou en pente, fréquents dans la région, l’eau s’évacue difficilement. Les racines manquent d’oxygène et l’ancrage des arbres s’affaiblit progressivement, sans signe visible en surface. Un arbre peut sembler parfaitement sain tout en ayant perdu une partie de sa stabilité.

C’est souvent après ce type d’hiver que surviennent les chutes de branches ou les basculements d’arbres. Il ne s’agit pas forcément de tempêtes violentes, mais d’une accumulation silencieuse de contraintes : bois fragilisé par le gel, branches alourdies par l’humidité, sol qui ne tient plus aussi bien.

Le mois de janvier est trompeur, car l’activité au jardin paraît réduite. Pourtant, c’est une période idéale pour observer. Sans feuillage, les défauts de structure apparaissent plus clairement : bois mort, fissures sur les charpentières, anciennes tailles mal cicatrisées. Autant de signes qui passent inaperçus le reste de l’année.

La douceur actuelle peut également provoquer un redémarrage prématuré de certaines haies ou essences ornementales. Ce faux départ consomme des réserves précieuses et affaiblit les végétaux avant le véritable printemps, les rendant plus sensibles aux maladies et aux stress climatiques.

Sur les grandes propriétés, les terrains agricoles ou les lisières boisées, ces effets sont encore plus marqués. Les arbres anciens, isolés ou en bordure de chemins supportent directement les variations météorologiques. Ce type d’hiver ne crée pas de nouveaux problèmes : il révèle ceux qui existaient déjà.

Cette période calme offre justement le temps d’observer et d’anticiper. Marcher sur son terrain, regarder comment l’eau stagne après la pluie, lever les yeux dans les houppiers et repérer les anomalies permet souvent d’éviter des interventions plus lourdes par la suite.

À l’approche de février, l’hiver continue d’hésiter entre froid et douceur. Cette instabilité devient de plus en plus fréquente. S’y adapter, dans le Périgord Vert, passe avant tout par une meilleure attention portée aux arbres et aux jardins, même — et surtout — quand tout semble paisible.

📍 Grès de Thiviers
Élagage – Abattage – Débroussaillage – Entretien d’espaces verts
Intervention dans un rayon de 40 km autour de Thiviers
📞 06 12 34 56 78 | ✉️ contact@gres-de-thiviers.fr
Devis gratuit sous 48 h – visite et conseils sur place

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